mercredi 18 mai 2011

BRANCUSI
« La taille directe est la vraie route de la sculpture mais ça n'est pas le bon chemin pour ceux qui ne savent pas marcher."
« C'est en taillant la pierre que l'on découvre l'esprit de la matière, sa propre mesure. La main pense et unit la pensée à la matière. C'est l'acte même du sculpteur face à un matériau dont la connaissance ne s'apprend que lentement, et réserve toujours un inattendu qu'il faudra résoudre sans pouvoir jamais rien ajouter, par seul retranchement. Il faut tailler et non blesser la pierre, trouver la solution devant l'apparition d'une veine ou d'une tache non prévue : il faut savoir lutter avec la pierre, la caresser, la polir, savoir avec angoisse comme avec joie, faire surgir la forme que l'on porte en soi, mais qu'elle peut aussi nous avoir inspiré selon sa texture, la forme même du bloc que l'on a choisi ou trouvé. »



                                             



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jeudi 5 mai 2011

Sur la question de l'artiste...


Après avoir quasiment fait un « coming-out » en direct (je tiens à rassurer « tout le monde » : depuis ça va beaucoup mieux) ;  j’essayerais d’être un peu moins évasif en essayant de rapprocher cet épisode de l’une des questions centrales du cours : qu’est-ce qu’un artiste ? Est-ce une posture ? Est-ce une production ? 
En recevant Jean-Luc Verna, et avec le recul, cela m’a amené à me demander si ce qui fait un artiste, n’est pas avant tout une posture, une façon d’être, de se revendiquer soi-même. Je pense qu’on s’accordera pour dire que Jean-Luc Verna est un artiste. Maintenant, essayons de savoir ce qui nous mettrait d’accord sur ce point, autrement dit sur ce qui fait que c’est un artiste, en essayant de le définir.

Quoi de mieux qu’un look punk pour afficher un désir de révolution, de revendications? Et bien, un artiste c’est aussi ça. Quelqu’un qui révolutionne le monde à sa manière. Certes, les « punks » c’est déjà connu, voire même du déjà-vu et fait. Mais cela n’empêche pas qu’il y a encore des choses à dire. Mon propos n’est pas tant de dire qu’un artiste serait une personnalité affirmée, voire extravagante, mais plutôt que c’est aussi ça être artiste. Ça en fait parti. Se sentir artiste avant de l’être, avoir cette révélation de soi, avant de le révéler plus ou moins fortement au monde. Cela ne signifie pas que les artistes reçus jusque là ne l’étaient pas. Au contraire. Ils l’ont peut-être davantage prouvé dans la présentation de leur travail. Il n’en demeure pas moins, que cela ne sautait pas aux yeux, si je puis dire. Mais une question, ou plutôt une série de questions me vient alors à l’esprit : Duchamp paraissait-il être un artiste ? Peut-être. Warhol donner t-il l’impression d’être artiste ? Oui, certainement. Jeff Koons ? Non. Ou alors c’est beaucoup moins évident. Cela suppose donc qu’il y a des artistes qui le paraissent. Et d’autres non.
Verna n’est pas Orlan, comme il l’a dit lui-même. La mise en scène est peut-être moins travaillée, la gestuelle plus soft ; mais il n’en demeure pas moins que, pour moi, l’on a à faire à une même catégorie d’artiste : celle avec une posture, une manière d’être. Si Van Gogh apparaît l’archétype même de l’artiste de fin 19e et du début 20e, inspirant encore aujourd’hui le mythe de l’artiste-maudit, de même que Rimbaud ou Verlaine ont pu l’être à la même époque, dans un autre registre (à mon sens) ;  le genre d’artiste comme Verna est peut-être l’archétype actuel de l’artiste-maudit. Pas si maudit, on s’accordera là-dessus, bien que. Il n’en semble en tous cas pas moins à l’opposé d’artistes comme Jeff Koons  ou  Damien Hirst. Cela m’amène donc à penser qu’il y a plusieurs figures d’artistes. Plusieurs figures que l’on pourrait retracer en fonction de l’Histoire de l’art. Figures, qui évoluent, mais conservent des divergences. C’est l’idée d’un clivage inévitable entre certaines catégories d’artistes, à travers l’Histoire. Mais là, on s’éloigne.
Un problème qu’on pourrait souligner, en prenant en compte une certaine affirmation de soi dans l’idée d’être artiste, c’est que, bon nombre de personnes peuvent se revendiquer « artiste » sans l’être vraiment. À savoir, des gens qui se pensent (croient ?) « artiste », en s’appuyant seulement sur la posture. De même, il y a des artistes qui le sont, et ne se sentent pas comme tel ; n’ont pas besoin de le revendiquer autrement que par leurs œuvres. Etre artiste, c’est peut-être être exubérant avant tout, mais pas seulement. Cela ne se cantonne pas uniquement à de l’exubérance. Autrement, cela ne suffirait pas. Il y a bien autre chose derrière une apparence, plus ou moins révélatrice et revendicatrice, d’un artiste. La posture n’est donc pas suffisante pour être reconnu ou pouvoir se dire artiste. Mais elle n’en est peut-être pas moins un commencement, au moins pour l’égo de l’artiste, sans pour autant à avoir à s’exprimer par l’apparence. Vous l’aurez compris, je suis bien loin d’avoir solutionné le problème et répondu à la question initiale. Tout ça reste encore à méditer. Pour ma part, il me reste à prendre rendez-vous chez le tatoueur en attendant.


- Baudriand -

lundi 2 mai 2011

hadded imen




NOTION DE L'ARTISTE

l' artiste pour elle  est un individu faisant (une) œuvre, cultivant ou maîtrisant un art, un savoir, une technique, et dont on remarque entre autres la créativité, la poésie, l'originalité de sa production, de ses actes, de ses gestes. Ses œuvres sont source d'émotions, de sentiments, de réflexion, de spiritualité ou de transcendances.
 pour elle  l'artiste est un consepte vaste ,pour elle l'artiste doit étre le méroire de son épauque, l'artiste pour elle doit cherché dans tout le chose méme le plus marjinalisé.
elle s'interresse beaucous a la poésie par ce que la deffirence entre l'artiste et l'artisan c'est la culture artistique
Georgia Russell pénètre la face cachée des livres pour créer de la poésie cinétique, de la dentelle organique



Georgia Russell passe les livres au scalpel

Notre société, notre éducation dès notre plus jeune âge nous incite à protéger, respecter, sacraliser les livres !
Georgia Russell ne s’embarrasse pas de tout ça. Cette artiste écossaise transforme les livres (couvertures) pour leur redonner vie à grands coups de scalpel. Le geste est précis, chirurgical pour découper aussi bien de grands classiques de la littérature (Beaudelaire, Woolf, Nabokov ou même Breton) ou de simples dictionnaires de langues.…

Le travail artistique de Georgia Russell se décompose en 3 grandes partie : enfermer des livres sous des cloches de verre, présenter des partitions sous plexiglas, transformer des photographies.

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Raoul et Jean Dufy

du 14/04/2011 au 26/06/2011
Raoul et Jean Dufy
© Musée Marmottan Monet
Le musée Marmottan Monet organise pour la première fois en France une exposition consacrée à Raoul (1877-1953) et Jean (1888-1964) Dufy Si l’on connaît bien l’oeuvre de Raoul, celle de son frère Jean, peintre lui aussi, l’est moins.......

Raoul et Jean Dufy

Musée Marmottan-Monet
Le musée Marmottan Monet organise pour la première fois en France une exposition consacrée à Raoul (1877-1953) et Jean (1888-1964) Dufy.
Si l’on connaît bien l’oeuvre de Raoul, celle de son frère Jean, peintre lui aussi, l’est moins. Cadet de 11 ans, Jean se forme à la peinture entre 1906 et 1914, encouragé par son frère qui participe alors aux aventures fauve et cubiste. À partir de 1920, date de ses premières peintures, Jean produit une oeuvre riche et partage avec Raoul des préoccupations artistiques communes.
Les frères sont proches et entretiennent une correspondance régulière. Raoul et Jean développent des parcours parallèles et collaborent peu, à l’exception notable de La Fée électricité qui est aussi l’objet de leur rupture en 1937. Chacun d’eux crée une oeuvre abondante (environ 2500 pièces), structurée en séries, traitant de thèmes plaisants, rendus par un sens de la couleur auquel on les identifie l’un et l’autre.

Regroupant une centaine de peintures, d’aquarelles et de céramiques provenant de musées et de collections particulières du monde entier, l’exposition cherche à mettre en évidence les liens qui unissent l’oeuvre de Jean à celle de Raoul comme ce qui les singularise l’une de l’autre. Esquissant en préambule les périodes fauve et cubiste de Raoul, le parcours présente ensuite des grands thèmes communs aux deux frères et propose de comparer leur peinture : mer, fenêtres ouvertes et ateliers constituent la première partie du parcours ; puis les thèmes se singularisentà travers deux sections parallèles : à la palette chaude et à la touche vibrante des cirques peints par Jean répond la musique évoquée par Raoul ; aux courses et paddocks de Raoul font ensuite face les allées cavalières de Jean ;
enfin, les tableaux ayant pour thème Paris et Nice sont consacrés aux oeuvres tardives des deux frères et soulignent une évolution commune vers un style graphique initié par Raoul et subtilement revisité par Jean.
Cette exposition s’inscrit dans le champ des études dédiées à la filiation dans l’art et des manifestations qui lui sont consacrées depuis dix ans. Elle propose une lecture croisée de l’oeuvre des deux frères et permet de mieux situer la peinture de Jean Dufy.

Accès M° :
M° La Muette (ligne 9)
Adresse :
2, rue Louis Boilly , 75016, Paris, France
Téléphone :
01 44 96 50 33
Ouvert t.l.j. de 10h à 18h. Fermé le lundi
Tarif :Plein tarif : 10 euros - Tarif réduit : 5 euros - Moins de 7 ans : gratuit Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h - Nocturne le jeudi jusqu'à 20 h - Fermé au public le lundi



mardi 19 avril 2011

Art et génétique : le Bio-Art




À l’occasion de l’exposition «LIFE, LIGHT & LANGUAGE » (La vie, la lumière et le langage), qui s’est tenue au centre des arts d’Enghien-les-bains, et qui ne valait pas vraiment le détour à mon sens, cela me permet d’aborder ce qui semble être un des pans de l’art contemporain : le Bio-Art. Plutôt que de vous parler de l’exposition en soi, j’évoquerai ce mouvement( ?), notamment par l’intermédiaire d’Eduardo Kac, considéré comme le pape du bio-art.

Par le terme « Bio-art », il ne s’agit pas d’entendre un art qui se voudrait écologique, prenant en compte des énergies nouvelles ou tout autre critère qui pourrait ravir Nicolas Hulot. Que nenni. Par bio-art, il s’agit plutôt de désigner un art qui utiliserait des techniques et des procédés biotechnologiques. Ainsi, derrière le terme « bio-art » se cache ce qu’il conviendrait d’appeler autrement : l’art biologique. Il s’agit donc d’un art incluant des procédés scientifiques, biologiques, allant même jusqu’à la manipulation génétique.
Symbole de ce bio-art, le lapin phosphorescent (cf photo), qui est à Eduardo Kac ce que le Inflatable Rabbit est à Jeff Koons. Ce lapin phosphorescent, une lapine nommée Alba en fait, a été obtenue en Février 2000, par une manipulation génétique, consistant à introduire un gène de méduse dans le métabolisme d’un autre animal : le lapin. Ce procédé, cette œuvre, a permis de faire connaître Eduardo Kac, non moins grâce à la polémique engendrée. Il rééditera d’ailleurs par la suite ce procédé sur des souris. Depuis, Eduardo Kac est considéré comme le pape et le précurseur du bio-art. Pour lui, il s’agit d’un art au service de « la création d’êtres vivants, qui ne sont pas dans la nature, mais biologiquement existants». L’idée est alors « d’intervenir sur le monde » par le biais de l’art pour le changer (ce monde). L’intention de Kac est donc de créer quelque chose d’inexistant dans la nature, en y modifiant quelques codes (génétiques en l’occurrence) afin de changer l’ordre naturel. Cela permet à l’artiste de façonner selon son esprit, telle ou telle chose, via une manipulation biologique. Autre œuvre à son actif, présente à l’exposition « Life, Light & Language», l’introduction de son propre ADN dans le métabolisme d’une plante. Il s’agit ici, d’injecter une protéine humaine, la sienne, dans le métabolisme d’une plante, poussant celle-ci à produire et renouveler d’elle-même cette protéine humaine.
À partir de là, il est facile de comprendre en quoi le bio-art peut susciter une controverse et des réticences quant à son acceptation comme art. En effet, le bio-art amène à se poser un certain nombre de questions, et notamment d’un point-de-vue moral et éthique. Si le procédé même du bio-art créé une controverse, c’est sans doute par le fait que l’utilisation des biotechnologies à des fins scientifiques suscite déjà elle-même des controverses. Or, tandis que l’on peut avancer l’argument de l’utilité et de la fin en soi pour justifier son utilisation dans le domaine scientifique, cela s’avère moins évident pour le domaine artistique. En effet, tandis que la génétique trouve sa justification dans le fait d’être au service de l’homme et de pouvoir aider les gens (« Aider son prochain !»), cela apparaît moins indéniable par l’utilisation qui en est faite dans le bio-art. Ainsi, l’utilisation de la science se fait à des fins purement esthétiques, ou n’a tout du moins pas vraiment d’autre but que de faire œuvre. Mais n’est-ce pas justement là le propre de l’art ? De ne pas avoir de finalité en soi. De n’avoir ni but, ni intention. De ne pas être forcément au service d’une cause. Mais ce que révèle surtout le bio-art c’est un tout autre aspect de l’art : un art en phase avec son temps.
En effet, en incluant des procédés technologiques et scientifiques, le bio-art prend conscience de sa contemporanéité. Et c’est peut-être là l’enjeu clé. Par les œuvres de Kac, on peut penser que cela permettra d’appréhender pour les générations futures, les procédés et évolutions de notre époque. Pour autant, peut-on considérer le bio-art comme un véritable mouvement de l’art contemporain ? N’est-il pas un simple pan de celui-ci ? N’est-il pas une simple tendance ou même la folie d’un artiste, en la personne de Kac ? D’autres artistes comme Marta de Menezes et ses papillons, ou dans une moindre mesure Olga Kisseleva, semblent confirmer cette tendance. En somme, le bio-art suscite autant de questions dont les réponses seront peut-être apportées avec le recul. Cela n’en empêche pas moins de découvrir un artiste comme Eduardo Kac, et d’appréhender plus amplement ce qui se cache derrière le bio-art. En attendant, d’avoir plus de recul peut-être, chacun se fera son avis.

Lien vers vidéo parlant de l'exposition « Life, Light & Language » et d'Eduardo Kac :  Ici


- Baudriand -

vendredi 1 avril 2011

Kate Muse




Kate Moss, par Bansky

Comment parler de Kate Moss, tout en essayant de rester objectif et de ne pas y mettre une touche de subjectivité trop évidente ; mon but n’est pas tant de parler d’elle, que de ce qu’elle représente. À travers cet article, le sujet n’est pas tant Kate Moss, mais plutôt l’idée d’une icône culturelle et d’une muse pour un bon nombre d’artistes contemporains. Il est donc question de l’impact qu’elle suscite dans notre société et dans notre espace culturel.
Kate Moss est ce qu’on peut appeler : une icône. Elle est une source d’inspiration pour toute une génération, celle des années 90-2000, à la fois référence et miroir de celle-ci. Ce statut d’icône la propulse bien au-delà des podiums et du cercle de la mode, au sein même d’une culture populaire. Elle fascine et inspire par son image. Il y a donc bien une Kate Moss comme icône, mais il y a également une Kate Moss comme muse pour un certain nombre d’artistes actuels. En effet, d’une peinture de Lucian Freud au daguerréotype de Chuck Close, en passant par une sculpture de Marc Quinn, tous ces artistes se sont inspirés ou ont dédiés une de leurs œuvres à Kate Moss ; à l’instar d’une Marylin Monroe immortalisée (un peu plus) par une sérigraphie de Warhol. C’est d’ailleurs sous ce modèle de la sérigraphie qu’un artiste comme Bansky (auteur du film Faîtes le mur ! en 2010) tend à lui rendre hommage. Par cela, Kate Moss apparaît comme la muse universelle de notre époque, à la fois Kiki de Montparnasse et Brigitte Bardot. Mais elle s’inscrit surtout dans l’histoire de l’art de notre époque. Dès lors, certains se rappelleront peut-être, par ces œuvres, de qui elle était, de ce qu’elle représentait et véhiculait dans notre société. De la même manière que l’on se souvient de Marylin Monroe, il y a de forte chance qu’on se souvienne de Kate Moss ; pas seulement comme icône de la mode, mais davantage comme icône culturelle. Le recul nous permettra de mieux prendre conscience de l’impact d’une telle personnalité, de confirmer ou non un statut d’icône au caractère intemporel. Néanmoins, l’on ne peut nier une influence dans le domaine de l’art à travers ces œuvres, qui lui confère d’ors et déjà le caractère de muse des temps modernes.


Je profite de cet article pour soumettre l’idée à notre enseignant préféré, d’inviter Kate Moss. 


- Baudriand -
 

mardi 29 mars 2011

Une histoire de Moyen Age

Vous connaissez Anne?
Mais si Anne, le premier volume de la bande dessinée le Royaume de Benoît Feroumont.

Et bien figurez vous que grâce à TRND et au édition Dupuis j'ai pu lire (en avant première) le troisième volume des aventures de nos héros. Et si Anne est toujours là, ici c'est de Cécile, son prétendant et Thibault dont il est question.

 Quand on est une princesse, on ne fait pas toujours ce qu'on veut : parfois, on est même obligée de se marier avec un prince qu'on n'aime pas au nom de la raison d'État...


Pour assurer la paix du Royaume et sa bonne entente avec son voisin, le royaume d'Arbélie, le roi décide de marier Cécile au prince d'Arbélie. Mais c'est compter sans Cécile qui, en découvrant son fiancé, décide de se rebeller... et s'en va donner son premier baiser de princesse à Thibault, le bouffon du roi.



N'hésiter à lire ce petit bijoux, c'est à se tordre de rire.


En plus il sera en librairie ds le 1er Avril, et c'est pas une blague.















Comme le mieux c'est de commencer par le début:

Le Royaume 1 -Anne-



Le Royaume 2 -Les deux princesses-